

La dévotion à saint Laurent : statue de dévotion et fontaine guérisseuse
L’Église Saint Laurent conserve la dévotion à son saint patron, martyr du IIIᵉ siècle. La base de la tour carrée méridionale (datée des XIIIᵉ–XIVᵉ siècles) sert de chapelle latérale consacrée à saint Laurent, traditionnellement invoqué comme saint guérisseur des affections cutanées (brûlures, zona).

Située en contrebas de l’église se trouve la fontaine Saint-Laurent qui alimente le lavoir communal. L’eau de la source est réputée guérir le « feu Saint-Laurent » (le zona) et les brûlures. Les pèlerins y puisaient l’eau et appliquaient des linges mouillés sur leurs lésions cutanées afin d’en obtenir le soulagement.
Avec la restauration du lavoir, c’est tout un pan du patrimoine rural, matériel et immatériel, qui est sauvegardé.
Un pèlerinage par procuration : le Chemin de Croix
A l’église de Quetteville, exposition des toiles peintes restaurées de l’exceptionnel Chemin de Croix.

À l’origine, au Moyen Âge, les pèlerins parcouraient la Via Dolorosa à Jérusalem. Pour permettre aux fidèles qui ne pouvaient pas faire ce voyage lointain de vivre la même démarche spirituelle, les ordres religieux (particulièrement les Franciscains) ont introduit la reproduction symbolique de ce parcours au sein des églises paroissiales.
Au XVIIe siècle, le Chemin de Croix se répand dans les campagnes françaises. Il devient un outil pédagogique pour enseigner la Passion. Le pape Clément XII, en 1731, fixe à 14 le nombre de stations, nommées selon l’ordre du déroulement de la Passion. Le XIXe siècle, sous l’influence du renouveau catholique post-révolutionnaire, voit une floraison de Chemins de Croix dans les églises paroissiales. Ils deviennent une composante quasi systématique de l’aménagement intérieur des églises, les stations étant disposées sur les murs latéraux de la nef et parfois du choeur.
Au-delà de l’aspect religieux, le chemin de croix constitue souvent un ensemble patrimonial précieux, reflétant le style artistique (saint-sulpicien, néo-gothique, moderne) et le savoir-faire artisanal de l’époque de sa création.
