Le Pré d’Auge / La Pommeraye. Les mardis des petites églises, samedi 18 août

L’église Saint-Ouen du Pré d’Auge,

La vie de saint Ouen (VIIe siècle)

Il est le chancelier du roi Dagobert Ier. Avec son ami saint Éloi, il exerce une influence morale majeure sur le royaume franc. Mais il aspire à une vie religieuse. Il fonde l’abbaye de Rebais avant d’être ordonné prêtre, puis sacré évêque de Rouen en 641.

A la tête de son diocèse, il lutte contre les derniers restes de paganisme en Normandie et fonde de nombreux monastères (dont l’abbaye de Jumièges avec saint Philibert).

La légende dorée de saint Ouen est riche en épisodes

Citons celui-ci : Lors d’une sécheresse extrême en Normandie, Ouen organise une procession. La pluie commence à tomber au moment précis où il entonne les premières prières, sauvant les récoltes de la famine. C’est le saint que l’on invoque contre la sécheresse…

Les vêtements de l’évêque

La mitre : La coiffure liturgique réservée aux évêques.

La chape (ou pluvial) : Le grand manteau d’apparat ouvert sur le devant, ici de couleur rouge, bordé d’un fin galon doré (orfroi).

Le rochet (ou surplis) : La tunique blanche intermédiaire à plis marqués (plissé en « tuyaux d’orgue »), terminée par une broderie dans le bas.

L’étole : La bande de tissu richement ornée (ici dorée à motifs géométriques et terminée par des franges) qui descend verticalement de chaque côté du corps.

La croix pectorale : La petite croix dorée visible sur le haut de la poitrine

La soutane  : La longue tenue de couleur pourpre / lie-de-vin qui apparaît au bas de la statue, recouvrant les pieds.

La crosse (ou bâton pastoral) : Tenue dans sa main gauche, elle symbolise sa charge de pasteur guidant son troupeau.

La source saint Méen

En Pays d’Auge, la source saint Méen, située sur la commune du Pré-d’Auge constitue l’un des exemples les plus représentatifs des fontaines à dévotion de la région. Elle se trouve au creux d’un vallon boisé de la commune, au pied d’un vénérable chêne qui abrite une petite niche consacrée au saint. La source est réputée pour l’apaisement des affections cutanées (eczéma, dartres, gale, ulcères), communément désignées sous l’appellation populaire de « mal de Saint-Méen ».

Nous sommes au VIe siècle. Saint Méen est un moine d’origine britannique, disciple de saint Samson de Dol, qu’il accompagne lors des migrations celtiques vers l’Armorique. De passage dans la région lors de ses pérégrinations, saint Méen s’arrête pour se reposer sous la chênaie du Pré-d’Auge. S’adressant à deux jeunes filles qui transportent de l’eau, il sollicite quelques gouttes pour étancher sa soif et apaiser ses plaies. L’une des jeunes filles refuse de l’aider. La seconde, en revanche, lui présente spontanément sa cruche. Pour remercier la jeune fille compatissante, le saint fait jaillir une source limpide à cet endroit exact.

Le rite du « chêne à loques » : le pèlerin mouille un linge ou un mouchoir dans l’eau de la source pour humecter les parties du corps atteinte. Le tissu ayant servi au soin est ensuite suspendu aux branches du chêne ou fixé près de la statue du saint. Ce geste symbolise l’abandon de la maladie sur l’arbre et la demande de purification.

L’église Saint-Laurent de la Pommeraye (Saint Désir)

Au IIIe siècle, Saint Laurent est le premier diacre de l’Église de Rome et il en gère les finances. Lorsque le préfet lui ordonne  de livrer les richesses de l’Église, Laurent fait venir les pauvres, les infirmes et les veuves, en les présentant comme « les trésors de l’Église ». Condamné à mort, Laurent  est rôti vivant sur un gril.

La Légende Dorée rapporte les paroles de Laurent au bourreau : « Tu m’as suffisamment rôti d’un côté, retourne moi de l’autre côté, après quoi je serai à point ! » Saint Laurent est le guérisseur des maladies de peau et des brûlures, le protecteur des pauvres, le patron des cuisiniers, des rôtisseurs… et des pompiers!

le maitre-autel et les bâtons de charité

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