

A voir de plus près :
1 – Le témoignage d’une dévotion vivante à Tôtes

La légende dorée raconte que sainte Marguerite a été avalée par un dragon (représentant le démon) mais qu’elle en est sortie indemne en faisant le signe de croix. La statue illustre la victoire sur le mal : sainte Marguerite se tient au-dessus du dragon terrassé à ses pieds.
Sa sortie saine et sauve du ventre du dragon en a fait la sainte patronne des femmes enceintes et des accouchements difficiles. Par extension, elle est devenue une sainte protectrice des nourrissons et des jeunes enfants.
L’accumulation d’objets et linges d’enfants en ex-votos sur la statue indique la persistance de cultes populaires au sein du patrimoine religieux. La statue n’est pas un objet de musée ou de décoration, c’est un médiateur spirituel actif pour une communauté de fidèles.
2 – L’élégance du tabernacle d’Ecots

Le tabernacle du maitre-autel de l’église d’Écots témoigne de la continuité des formes religieuses classiques en milieu rural durant tout le XVIIIe siècle. Il adopte le schéma du tabernacle, tel un temple miniature, flanqué de niches et de colonnes corinthiennes. Ce schéma est fixé dès le milieu du XVIIᵉ siècle dans le sillage de la Contre-Réforme.
L’équilibre des proportions, la légèreté des volutes, la délicatesse de la statuaire, créent dans les humbles sanctuaires ruraux du Pays d’Auge une impression de faste et de préciosité, soulignée par les dorures et le faux marbre.
Ce modèle s’est pérennisé avec une grande stabilité dans les ateliers de menuiserie normands tout au long du XVIIIe siècle, sous l’impulsion des fabriques paroissiales et des commanditaires locaux.
