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1 – Le retable à baldaquin de l’église de Bonneville-la-Louvet, une mise en scène du sacré

Issu du vocabulaire de la Contre Réforme catholique le baldaquin est un dais protecteur et triomphal. Il désigne le tabernacle comme le cœur sacré de l’église. Le baldaquin s’inspire directement du dais d’apparat utilisé pour abriter les souverains.
Le retable à baldaquin de Bonneville-la-Louvet (début du XIXe siècle) se déploie en trois dimensions, créant un espace scénique autour du tabernacle. Il repose sur quatre colonnes d’ordre corinthien qui supportent un entablement cintré, surmonté d’un dôme ajouré. Des draperies sculptées aux franges dorées s’accrochent à la structure, l’ensemble est surmonté d’une croix.
La figure centrale, accompagnée de deux anges adorateurs, représente l’Assomption de la Vierge Marie dans une gloire aux rayons dorés et une nuée peuplée de chérubins.
II – Le retable de Saint-Benoit d’Hébertot et la symbolique du chiffre sept

Ce retable néo-classique, du début du XIXe siècle, est encadré de quatre colonnes cannelées et rudentées, avec des chapiteaux corinthiens. Le couronnement à fronton cintré est sculpté de volutes et de rinceaux. Il est surmonté d’une crête de feuillages d’acanthes en bois doré et d’une croix.
En son centre, le tableau de la Résurrection s’inspire du tableau de Charles Le Brun de 1676, opposant la gloire du Christ s’élevant dans la lumière au désordre des gardes romains terrassés.
Sur l’autel, le tabernacle aux allures de temple antique est encadré par deux candélabres à sept branches. Ils rappellent la Ménorah du Temple de Jérusalem et la continuité des Alliances, incarnent les sept dons de l’Esprit Saint, évoquent les sept chandeliers de l’Apocalypse de Jean et les sept sacrements de l’Église : baptême, confirmation, eucharistie, réconciliation, onction des malades, ordre, mariage.
Le devant d’autel comporte un agneau en bois doré, inscrit dans une gloire. Il est couché sur le livre de l’Apocalypse aux sept sceaux. Seul l' »Agneau » (le Christ est digne de les briser pour dévoiler le déroulement de l’histoire et le jugement du monde (Apocalypse de Jean, chapitres 5 à 8).
