Auquainville, église Notre-Dame d’Auquainville

L’église Notre-Dame se situe dans la commune déléguée d’Auquainville (commune nouvelle Livarot-Pays-d’Auge). Elle ouvrira ses portes aux visiteurs mardi 25 août à 15h, à l’occasion du circuit proposé dans le cadre des « Mardis des petites églises ».

Voir ici le programme
Situer Auquainville (carte Géoportail)

Le circuit du 25 août

L’église Notre-Dame d’Auquainville date du XIe et du XVe siècle et est classée Monument Historique depuis 1978.

Notre-Dame d’Auquainville (photo wikipedia)

le choeur et le maitre-autel (photo wikipedia)

Le maitre-autel (XVIIe siècle), la toile centrale représentant l’Annonciation, le tabernacle, l’antependium en cuir de Cordoue et les retables des autels latéraux sont classés Monuments Historiques.

Le retable du maitre-autel, avec le tableau de l’Annonciation et l’antependium en cuir de Cordoue

Ange du maître-autel. Les petits anges qui gambadent sur les retables apportent leur charme et leur gaieté, voire leur espièglerie!

Détail de l’antependium en cuir de Cordoue

Cet antependium est tout à fait exceptionnel.

« Ce type de décors, principalement fabriqués, entre le XVIe et le XVIIe siècle, en Europe, est rarement signé. Leur datation et leur provenance sont donc actuellement déduites le plus souvent par leur facture et leurs caractères stylis- tiques, d’où le caractère aléatoire des conclusions. Improprement appelés « Cuirs de Cordoue », ces cuirs dorés viennent d’Espagne, puis ont été produits dans toute l’Europe, où ils ont connu leur apogée du XVIe au XVIIIe siècle. Ils étaient utilisés comme tentures murales dans les riches demeures. La Salle dorée du palais épiscopal de Lisieux en était ornée, témoignage d’un art décoratif luxueux, voulu par un évêque fastueux de Lisieux.Ces « cuirs dorés » sont complexes à analyser en raison de leur nature hétérogène. Le cuir provient de peaux de moutons, de chèvres ou d’agneaux, avec un tannage végétal. On colle dessus des feuilles d’argent, recouvertes d’un vernis jaune, fait de résines végétales cuites dans de l’huile de lin, ce qui donne un aspect « doré ». La surface obtenue est travaillée au repoussé ou non, décorée ou non avec des peintures à l’huile et ciselée aux petits fers.Cette multiplicité de matériaux (organiques et inorganiques) entraîne une multiplicité d’études qui n’ont pas encore donné toutes leurs conclusions. »

Jean Bergeret, revue Le Pays d’Auge 2017 n°2, « Le Pays d’Auge à travers… » p. 46

La poutre de gloire

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