Auquainville, église Saint-Aubin

Coordonnées GPS : 49.0481912,0.2418179

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Situer Auquainville (carte Géoportail)

L’église Saint-Aubin n’est pas dans le bourg d’Auquainville même, mais plus au sud.

Trouver l’église Saint-Aubin d’Auquainville

L’église sera ouverte à la visite les samedis 1er août et 5 septembre, de 14h à 17h dans le cadre des « Petites églises ouvertes en Pays d’Auge ». Voir le programme ici.

Elle sera également ouverte pour un circuit le mardi 25 août, dans le cadre des « Mardis des petites églises ». Voir le programme ici. Si vous souhaitez être accompagnés pour ce circuit, rendez-vous à 14h30 devant l’Office de Tourisme de Lisieux, 11 rue d’Alençon. Vous pourrez visiter Notre-Dame d’Auquainville, Saint-Aubin d’Auquainville et Saint-Jean-Baptiste du Mesnil-Germain.

L’arrivée, côté nord-ouest ( Photo commons.wikimedia, Vincent van Zeijst)

En 1831, la commune de Saint-Aubin-sur-Auquainville a été rattachée à Auquainville. L’église a été rachetée dans les années 1920 par la famille Montgommery-Bonnardel. Le 10 janvier 2007, les familles De Bonnafos et Bonnardel ont légué l’église Saint-Aubin à la commune d’Auquainville. La même année, l’église est inscrite au titre de l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques (ISMH) et se constitue L’association de sauvegarde Les Amis des Églises d’Auquainville, qui se met aussitôt en devoir de restaurer l’église. A ce sujet, consulter l’article de la fondation : la Sauvegarde de l’art français. On peut y voir les étapes de la restaurations, l’historique des aides, et télécharger une intéressante notice sur l’église. L’église a actuellement le statut de chapelle funéraire.

Arcisse de Caumont, peu intéressé par les décors du XVIIIe siècle, décrit l’église de façon laconique :

« Tous les membres caractéristiques de l’architecture accusent le XVIe siècle. La plupart des ouvertures ont été repercées sous le règne de Louis XV.
Un petit clocher en charpente, assez obtus, est assis sur le pignon occidental.
Les trois autels sont en chêne et peuvent dater du règne de Louis XV. La chaire, de même style, est assez élégante. »

L’église mérite de plus amples commentaires. Voyez plutôt, pour commencer :

La voûte en merrain et le choeur

Le très beau maitre-autel et son retable du XVIIIe siècle

Ci-dessous, voici le schéma général d’un retable, extrait de l’ouvrage de référence : Eliane Pellerin, Retables en Pays d’Auge, OREP éditions, 2007, 112p.

I – Couronnement/attique

II – Entablement/corniche

III – Partie centrale

IV – Autel et tabernacle

Pourquoi tant de beaux retables dans les petites églises du Pays d’Auge, aux XVIIe et XVIIIe siècles ?

Raisons d’ordre économique : la quasi totalité des maître-autels et leurs retables en Pays d’Auge remontent à la période comprise entre 1650 et 1789. A cette période, la Normandie est une province peuplée, relativement prospère, avec une classe bourgeoise cultivée et enrichie par un commerce actif, des laboureurs aisés, et une classe seigneuriale dispensant ses largesses aux paroisses situées sur ses terres. Les bras et les ressources semblent ne pas manquer pour construire ou reconstruire et embellir les petites églises qui couvrent le territoire.

Raisons d’ordre spirituel : avec la Contre-Réforme (Concile de Trente 1545-1563) et la réaffirmation du dogme de la transsubstantiation, l’autel et le tabernacle occupent une place primordiale dans l’espace liturgique et dans le déroulement des offices. L’Eglise encourage l’embellissement des sanctuaires, considérant que la richesse du décor constitue une incitation à la dévotion et un hommage à la grandeur divine.

A cela s’ajoute l’influence des deux grandes figures spirituelles du Pays d’Auge, au XVIIe siècle :

Dom Dominique Georges, abbé du Val Richer. IL restaure l’aura intellectuelle et spirituelle de l’abbaye cistercienne du Val Richer, en Pays d’Auge, dans la ligne des préceptes de la Contre-Réforme. Il crée les Conférences ecclésiastiques pour éduquer le peuple par l’exemple donné par le clergé.

Le père Jean Eudes (canonisé en 1925), qui fonde à Caen la Congrégation de Jésus et Marie et organise des missions paroissiales, véritables missions d’évangélisation dans les campagnes normandes. En effet,  au sortir des guerres de religion en France, l´ignorance et le relâchement des mœurs sont extrêmes.

Dans ce contexte, le retable architecturé et polychrome, qui finira par être  entièrement doré à l’or fin dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, s’impose comme l’élément majeur du décor des églises en même temps qu’un instrument de propagation de la Foi. Les retables, cœurs des églises par leur fonction et leur emplacement, ont focalisé toutes les attentes des fidèles pendant des générations. Ces retables commandés massivement après le concile de Trente ont été traités comme des arcs de triomphe mystiques, habités par les images de Dieu, de la Vierge, du Christ et des saints. De l’avis du grand spécialiste des retables normands, Jacques Pougheol, le Pays d’Auge a constitué dans le Calvados, pour l’effet et la richesse, le point culminant des retables baroques. Les raisons suggérées ne suffisent pas à expliquer l’exubérance et la fantaisie, plus affirmées ici qu’ailleurs en Normandie.

L’agneau mystique sur le devant d’autel (antependium)

Le tabernacle, avec son décor XVIIIe siècle

Saint Aubin, statue placée à gauche du retable (c’est la place du saint patron de l’église)

A droite du retable, saint Sébastien, saint guérisseur, très représenté en Pays d’Auge

L’autel de la Vierge

Les sépultures de la famille de Custine

 L’église Saint-Aubin d’Auquainville abrite les sépultures de la famille de Custine qui fut propriétaire du château de Fervaques entre 1803 et 1831. Astolphe de Custine, écrivain reconnu pour ses romans et récits de voyage, notamment La Russie en 1839, avait acheté cette église champêtre qui tombait alors en ruines et fait creuser sous le chœur une crypte basse – dont l’accès est fermé aujourd’hui – pour servir de caveau à sa famille. Au milieu du chœur de l’église, le visiteur découvre donc les dalles funéraires de Delphine de Custine (1770-1826), Léontine de Custine, née Saint-Simon Courtomer (1803-1823), mariée à Astolphe en 1821, et celle de l’enfant né de leur union, Enguerrand (1822-1826). Astolphe de Custine y est également enterré, anonymement, selon ses dernières volontés. Cependant, une plaque est apposée sur le mur nord du choeur, à la mémoire d’Astolphe de Custine (mais contrairement au souhait de ce dernier).

Source : fiche de l’association Le Pays d’Auge

Voici la suite de la fiche que l’association Le Pays d’Auge a consacrée à Saint-Aubin d’Auquainville :

Source : fiche de l’association Le Pays d’Auge
Source : fiche de l’association Le Pays d’Auge
source : l’association Le Pays d’Auge
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