Vieux-Pont-en-Auge, église Saint-Aubin

Coordonnées GPS : 49.0398104,0.0389121

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Trouver Vieux-Pont en Auge (Carte Géoportail)

Les étoiles bleues indiquent les églises ouvertes à la visite pour le circuit libre du mardi 4 août, dans le cadre des « Mardis des petites églises ». L’église Saint-Aubin de Vieux-Pont-en-Auge vous accueillera à 15h.

L’église sera également ouverte à la visite les samedis 1er août et 5 septembre, de 14h à 17h, dans le cadre des « Petites églises ouvertes en Pays d’Auge ».

Carte Géoportail, détail
Portail ouest et façade sud (photo Michel Sady)

Association pour la mise en valeur et la protection de l’église et du patrimoine de la commune de Vieux-Pont-en-Auge :

Voir ici le site de l’Association « Vieux-Pont-en-auge église et patrimoine. Créée en 2020, l’association a pour but la promotion et la sauvegarde du patrimoine du village. L’église, l’une des plus vieilles de Normandie, est bien entendu l’objet de toutes les attentions mais l’histoire millénaire du village et la beauté du site sont également d’un très grand intérêt. Le site Web vous fera découvrir en détail ses richesses : cadastre ancien, photos, cartes postales, histoire locale, randonnées… Président de l’association : Michel Sady. Siège : Maison des Associations, 48 boulevard Colas 14170 ST PIERRE SUR DIVES

L’église est sous le vocable de Saint-Aubin, évêque d’Angers, au VIe siècle.

Elle domine le superbe panorama de la vallée de l’Oudon. Elle date du Xe ou du début du XIe siècle et est inscrite aux Monuments Historiques depuis 1862. C’est l’une des plus anciennes églises actuellement conservées de Normandie, avec sa remarquable tour clocher latérale .

La tour clocher romane
Trace d’ouverture romane côté nord du choeur

Outre la tour, les modillons et des traces de fenêtres qui signent incontestablement l’époque romane, l’église présente deux rares exemples de techniques de construction plus anciennes encore :

« Cette église présente un des exemples, si rares aujourd’hui, de cette maçonnerie en petit appareil avec chaînes de briques qui était partout en usage sous la domination romaine. (…) Trois assises de briques forment les cordons horizontaux placés de distance en distance, dans la maçonnerie de petit appareil ; ces briques ont environ 15 pouces de longueur et sont séparées par une couche de mortier aussi épaisse que la brique elle-même. »

Michel Sady, Président de l’association pour la mise en valeur et la protection de l’église et du patrimoine de la commune de Vieux-Pont-en-Auge, apporte les précisions suivantes au sujet des briques rouges :

« Des analyses par thermo-luminescence ont été faites en 2005 et 2008. Cette technique ne permet pas une datation très précise mais une fourchette de temps suffisante pour savoir si ce type de matériaux date de la construction de l’église ou pas. Elles indiquent que ces briques ont été fabriquées entre (environ) – 300 Avant  JC et + 300 Après JC. Ces briques ont donc « environ » 2000 ans … D’où viennent-elles ? On cherche… »

  • Autre témoin de l’antiquité de l’église : le gable de la façade occidentale et celui de la façade orientale présentent chacun une incrustation d’appareil en filet, ou opus reticulatum. L’immense if qui ombrage la façade ouest de l’église ne nous a pas permis de faire une photo satisfaisante de cette curiosité. Mais en voici un croquis de 1856 transmis par Michel Sady :
L’opus reticulatum sur le gable de la façade occidentale en 1856 (document Michel Sady)

Michel Sady apporte les précisions suivantes sur les deux triangles réticulés des façades Est et Ouest :

 » Ils témoignent du fait que l’on a rehaussé l’église à une certaine époque (16ème ?) pour pouvoir  donner plus de pente au toit et le couvrir de tuiles dont le poids était beaucoup plus élevé que la couverture d’origine (en bardeaux ?). On trouve exactement le même type de maçonnerie à l’église de Azay de Rideau (37) dont la façade la plus ancienne est également dotée de ce triangle réticulé sur une des façades datée du Xème siècle. »

En longeant le mur gouttereau sud, on trouve une inscription destinée à rappeler la date anniversaire de la mort du patron, ou du maître d’oeuvre. Il s’agit d’une plaque calcaire, dans le parement extérieur, à l’angle du choeur et du clocher.

L’inscription précise que Ranoldus, celui qui a fait (ou fait faire) l’église, est de la race des Francs…

L’intérieur

Le maitre-autel et son retable : La référence en matière de description de retables en Pays d’Auge est l’ouvrage d’Eliane Pellerin, Retables en Pays d’Auge, Cully, OREP éditions, 2007, 111p.

Le maitre-autel (photo : Claude Leroy, extrait de Retables en Pays d’Auge)


Voici ce que dit Eliane Pellerin du retable de Saint-Aubin de Vieux-Pont-en-Auge :

« Le retable simple, à larges ailerons, classique, en bois peint et doré, date du XVIIIe siècle. Deux colonnes corinthiennes, cannelées et rudentées, supportent une corniche droite à denticules dorés et encadrent une huile sur toile représentant un miracle de Saint Aubin ressuscitant un enfant. Evêque d’Angers au VIe siècle, Saint Aubin était invoqué pour la guérison des enfants chétifs. (…) Le retable d’a pas d’ailes mais des ailerons volumineux et décoratifs caractéristiques de certains retables du Pays d’Auge. Ils déploient leurs volutes de feuilles d’acanthe sur les côtés, au-dessus des portes de la sacristie. Le devant de l’autel à colonnettes présente une peinture du XIXe siècle du Christ et des Apôtres sur fond d’or. »

La toile du retable est actuellement en restauration.

Détail des boiseries du retable : volute à feuille d’acanthe décorant chaque aileron du retable, colonne cannelée et rudentée (incrustations d’épis de blé, symboles eucharistiques)
Tête de chérubin décorant le piédestal droit du retable
Le devant d’autel

Les autels latéraux

Autel latéral nord : la Sainte Famille
Autel latéral sud : Saint Martin

A remarquer également dans l’église : deux traces de litre funéraire dans la nef et un rageur à l’extrémité de chaque poutre de la nef.

Souvent effacée par le temps, ou bien recouverte de couches successives de badigeon, la litre funéraire évoque le souvenir des seigneurs du lieu. Lors des funérailles d’un seigneur, on peignait sur le pourtour des murs de l’église une litre, une bande noire sur laquelle le peintre appliquait les armoiries seigneuriales. Le droit de litre faisant partie des prérogatives seigneuriales sera supprimé à la révolution française par la loi du 13-20 avril 1791 article 18.

La litre de Vieux-Pont-en-auge est « attribuable à la famille Dunot de St Maclou qui était propriétaire de la Baronnie de Vieux Pont au 18ème siècle. Cette famille est originaire de St Pierre sur Dives et a été anobli par Henri IV au 17ème siècle. Les armes de cette famille sont : 2 licornes, timbré d’une couronne de baron, d’azur au chevron d’argent accompagné de 3 canettes d’argent en pointe, fasce d’argent, au chef chargé de 3 roses d’argent » (Michel Sady).

En savoir plus sur les litres funéraires : voir Pierre de Losada Martí, « Le droit seigneurial de litre ou ceinture funéraires dans la France de l’Ancien Régime » In Cuadernos de Ayala Revista de la federación española de genealogia y heráldica y ciencias historicas. Núm. 77 – Enero-Marzo 2019. (traduction : Academia.edu site de partage de documents universitaires).

Trace de litre funéraire (photo Christian Bosshard)

Les rageurs

Qu’est-ce qu’un rageur?

La voûte en merrain et les rageurs au bout des entraits
Détail : un des rageurs (Photo Christian Bosshard)

Deux statuettes en pierre polychrome sont exposées de chaque côté de la porte d’entrée. L’une est un St Martin coupant son manteau et l’autre est une Trinité (le Père, le Fils et le St Esprit représenté par une colombe).

Saint Martin partageant son manteau avec un pauvre

Le trône de gloire

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