Saint-Maclou, église Saint-Marcouf

Coordonnées GPS : 49.0688222,0.0044528

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Carte Géoportail
Carte Géoportail détaillée. L’église est signalée par une pancarte : « chapelle de Saint-Maclou », car c’est ainsi qu’elle est communément désignée

Les étoiles bleues indiquent les églises ouvertes à la visite pour le circuit libre du mardi 4 août dans le cadre des « Mardis des petites églises » L’église Saint-Marcouf de Saint-Maclou vous accueillera à 17h.

L’église sera également ouverte à la visite les samedis 1er août et 5 septembre, de 14h à 17h, dans le cadre des « Petites églises ouvertes en Pays d’Auge ».

l’église Saint-Marcouf côté nord (photo Patrick Truffaut)
L’église Saint-Marcouf, côté sud (photo Christian Bosshard)

l’église se situe sur une hauteur qui domine la plaine de St-Pierre-sur-Dives au sud et la vallée de la Viette au nord. Le méridien de Greenwich passe à quelques mètres, à l’ouest de l’église.

L’église est sous l’invocation de saint Marcouf, mais elle est désignée sous le nom de « chapelle de Saint-Maclou » (Saint-Maclou étant le nom de la commune).

Une petite mise au point : Saint Maclou ou saint Malo? Ce sont deux noms pour le même saint, né au 7ème siècle en pays de Galles.

La vie de saint Marcouf, saint guérisseur, patron de l’église (490-558) :

Saint Marcouf, d’origine franque, nait à Bayeux vers 490. Il distribue ses biens aux pauvres et se met à la disposition de l’évêque de Coutances qui l’ordonne prêtre à l’âge de 30 ans et l’envoie en mission d’évangélisation en Cotentin. Il attire des disciples qu’il réunit à Nanteuil (aujourd’hui St-Marcouf), à 7 kms au Nord de Ste-Mère Eglise. En 558 ses obsèques sont célébrées par l’évêque saint Lo. Pour éviter sa profanation par les vikings venus conquérir la Normandie, son corps est transporté en 898 à Corbeny, non loin de Reims.


« L’église de St-Maclou est située sur une éminence argileuse qui sépare le bassin de la Dive de celui d’un des affluents de la Vie. Solitaire et abandonnée, car la paroisse est réunie pour le spirituel à celle d’Écajeul, il sera probablement difficile de la conserver. Le choeur peut dater du XIIe siècle ; il offre encore, du côté du nord, des modillons à figures et une porte à plein cintre avec archivolte ornée de tores et d’une garniture de têtes de clous; les modillons supportent une arcature bilobée. Le côté sud a subi plusieurs reprises : une ouverture à plein-cintre qui s’y trouvait a été bouchée ». Arcisse de Caumont

Arcisse de Caumont s’est fort heureusement trompé : l’église est parvenue jusqu’à nous, restaurée et aimée de ses paroissiens!

L’association des « Amis de la chapelle de Saint-Maclou » créée en 2005 sous l’impulsion de Patrick Truffaut a fait un remarquable travail de restauration matérielle et spirituelle, ainsi que de mise en valeur du sanctuaire. Sur son site, vous trouverez tous les renseignements sur la chapelle, son évolution au cours des siècles, et sur les activités de l’association. Qu’ajouter à cela, sinon notre admiration et notre gratitude pour la préservation de ce patrimoine?

Voici cependant quelques photos en attendant votre visite, pour donner un aperçu du charme des lieux…

Le mur nord et ses modillons (photo Christian Bosshard)

Sur le site de l’association, nous apprenons que l’église date de la fin du XIe siècle.

Le mur nord du chœur (XIème siècle) comporte une corniche avec 6 modillons tous différents : ils représentent des visages grimaçants ou rieurs, des jumeaux, des motifs géométriques (dont un entrelacs d’arcs de cercles cloutés – motif tiré de l’orfèvrerie scandinave – comme à l’Abbatiale de St-Pierre- sur-Dives).

Le portail nord du chœur comporte trois archivoltes en tore, avec des moulures en creux et en pointes de diamant qui retombent sur deux larges tailloirs rectangulaires et deux chapiteaux sculptés posés sur 2 colonnes.

Les contreforts larges et plats sont caractéristiques du style normand de la fin du XIe siècle.

La sacristie a été ajoutée au XVIIIe siècle.

Le portail d’entrée, à l’ouest, avec au dessus, saint Marcouf dans une niche (Photo Christian Bosshard)

Le pouvoir de guérir les écrouelles (abcès tuberculeux des ganglions du cou), conféré par saint Marcouf aux rois de France  :

« Le jour de leur sacre à Reims, les rois signaient les malades, alignés sur leur passage, en disant : « Le roi te touche, Dieu te guérisse ». Ils pensaient détenir de saint Marcouf ce pouvoir de guérison. Quelques jours après leur sacre, ils parcouraient 28 kms jusqu’à Corbeny. Ils se recueillaient devant les reliques de saint Marcouf et assistaient à la messe. Ce pélerinage fut initié par Louis VI (1108) et  maintenu jusqu’à Louis XVIII (1814). Seuls Louis XIV, Louis XV et Charles X firent apporter les reliques à Reims.

Corbeny se trouve sur le « Chemin des Dames » (aujourd’hui D78), ainsi nommé car Louis XV y avait fait entretenir une ancienne voie romaine pour que ses filles puissent regagner à Bouconville le château de la duchesse de Narbonne qui les logait.

Le « chemin des Dames » est devenu tristement célèbre car 270.000 poilus y trouvèrent la mort en 6 semaines (avril-mai 1917) du fait de l’impréparation de l’offensive Nivelle » (Patrick Truffaut)

En savoir plus sur les saints guérisseurs : Patrice Brasseur, « Saints et toucheurs dans la médecine populaire normande », Association Les Annales de Normandie | « Annales de Normandie » 2012/2 62e année | pages 37 à 54

Le choeur, avec le maitre autel et le retable. Le plafond est en merrain (photo Christian Bosshard)
La poutre de gloire (photo Christian Bosshard)
Saint Marcouf (Photo Christian Bosshard)
Saint Maclou (photo Christian Bosshard)

Les vitraux de la nef

Nous remercions M. Truffaut, qui nous a transmis tous les commentaires que vous trouverez ci-dessous à propos des vitraux de l’église :

Comment ces vitraux sont-ils arrivés là?

Saint Arnould (patron des brasseurs) et saint Vaast (qui aurait catéchisé Clovis en vue de son baptême puis aurait été ordonné évêque d’Arras par saint Rémi) sont originaires du Nord-Pas-de-Calais, où ils sont vénérés. Ces vitraux, réalisés par Jacques Gruber, maître-verrier de la célèbre école de Nancy, proviennent d’une chapelle d’Armentières grâce à Mme Gabriel Duriez, native d’Armentières, dont l’époux, industriel au Mesnil-Mauger, a été durant 28 ans maire de la commune.

Les vitraux proviennent de la brasserie Motte-Cordonnier à Armentières Les Motte fabriquaient de la bière depuis 6 générations dans le centre de la ville. Leur usine détruite durant la  guerre 14-18, on leur donna en compensation un terrain de 5 ha, le long de la voie ferrée et au bord de la rivière Lys, pour y construire une usine à condition de rebâtir une chapelle dédiée à Notre Dame de la Lys, elle aussi en ruines.

Chrétiens, ils remplissent avec zèle cette obligation, font faire un autel orné d’une vierge représentée à la proue d’une péniche et commandent des vitraux au maître-verrier de l’école de Nancy, Jacques Gruber, lui demandant de représenter deux saints, importants pour eux :

  • Saint Vaast, « catéchiste » de Clovis en vue de son baptême puis évêque d’Arras,
  • Saint Arnould, patron des brasseurs.

Deux autres vitraux représentent des épis de blé et des grappes de raisin, symboles eucharistiques.

Lorsque l’usine est agrandie en 1965, il faut démolir la chapelle. L’autel est offert à la paroisse Sainte-Thérèse d’Armentières et les vitraux déposés et mis à l’abri. Presque 30 ans après, les vitraux ont rejoint la chapelle de St-Maclou, dédiée à Saint Marcouf.

Ces deux saints locaux y retrouvent des contemporains. En effet :

  • Saint Vaast mourut en 540 et Saint Marcouf en 558,
  • Saint Arnould est mort en 640, Saint Maclou en 620.

Nous verrons plus loin que Saint Vaast et Saint Arnoult ont eu, de diverses manières, un rôle important dans l’histoire de l’Eglise de France.

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Leurs « retrouvailles » ont eu lieu en 1994 grâce aux mains expertes de Mlle Sylvie Liégeois, restauratrice de vitraux à Langrune.A l’époque et jusqu’en 2001, année de la fusion simple avec Le Mesnil-Mauger, Mme Vasse était maire déléguée de Ste-Marie-aux-Anglais, dont dépendait St-Maclou. Tous les ans, une messe était dite à St-Maclou pour la Toussaint par M. l’abbé Lemière, curé de l’ensemble paroissial. C’est à cette occasion qu’il bénit les vitraux le 31 octobre, à la messe de 16 h 30.

Vitrail : saint Arnould (photo Christian Bosshard)

Et maintenant, l’histoire de saint Arnould, évêque de Metz (v. 580 – v. 640)

Arnould naît près de Nancy vers 580 de parents aristocratiques d’Austrasie, partie du  royaume mérovingien. A la mort de Clotaire, en 561, ses fils se sont partagé le royaume. Sigebert a pris le N.-E, Ses frères, Contran, Chilpéric et Caribert, ont reçu leur part. En 567, à la mort de Caribert, il reste 3 royaumes : Austrasie (N.-E.), Neustrie (N.-O.) et Bourgogne (S.-E.). La même année Sigebert épouse Brunehaut, fille du roi des Wisigoths.

Arnould rejoint la suite de Gondulf, conseiller du roi d’Austrasie et se lie d’amitié avec Romaric, futur saint. Arnould est un bon guerrier et un administrateur habile, Sigebert lui confie 6 circonscriptions en général données à 6 personnes différentes. Arnould a plusieurs enfants dont 2 garçons, Anségisel et Cloud, il leur demande de renoncer à une part d’héritage au profit des pauvres. Seul Ansésigel accepte, Arnoul lui prédit que plus tard il recevra bien plus qu’il n’a reçu : c’est l’annonce du royaume franc confié aux Carolingiens.

En 613, avec Pépin l’Ancien et d’autres aristocrates francs lassés par l’autoritarisme de la vieille reine Brunehaut, il permet l’avènement de Clotaire II, roi de Neustrie. Clotaire, qui en 614 avait réuni un concile et obtenu le droit de désigner des évêques, nomme Arnould évêque de Metz et lui confie l’éducation de son fils Dagobert.

Arnould reste tenté par la vie monastique prônée par Saint Colomban, fondateur de la célèbre abbaye de Luxeuil. Avant que Clotaire en décide autrement, il avait même envisagé de rejoindre Lérins. Clotaire refuse ses demandes de démission mais meurt en 629. Arnould réitère sa demande auprès de Dagobert. Le « bon roi Dagobert » se montre violent et menace de le tuer ainsi que ses enfants. Arnould répond : « Ma vie est entre les mains de Dieu. Vous n’êtes guère maître de vous-même puisque vous menacez d’ôter la vie à un innocent. » Dagobert finit par accepter sur l’intervention des leudes et de la reine.

Romaric s’était retiré à Luxeuil en 613. Après 7 ans, avec Amé, un ermite qu’un successeur de Colomban  avait attiré là, ils fondent un monastère sur le mont Habendum qui deviendra Remiremont (mont de Romaric) puis vivent dans des ermitages proches du monastère. C’est là qu’Arnould les rejoint en 629 et les imite. Puis il construit une chapelle et une léproserie, lavant les lépreux, préparant leur lit et leur cuisine. Il meurt le 18 juillet 640. Il est enterré au milieu du grand cimetière de Metz dans la basilique des Apôtres. Celle-ci prit le nom de Basilique St-Arnould et devint le lieu de sépulture des Pippinides, dynastie de Maires du Palais, descendants de Pépin de Herstal.

Arnould, Romaric, Amé, Dié, Hidulphe et Gondelbert, saints vosgiens et fils spirituels de Luxeuil, fondèrent de nombreux monastères et contribuèrent au rayonnement du monachisme dans l’Europe barbare.

Fêté le 18 juillet

Vitrail : saint Vaast (Photo Christian Bosshard)

Et aussi l’histoire de Saint Vaast, évêque d’Arras, mort en 540.

« Vaast aurait été le catéchiste de Clovis. Clovis Ier , ou Chlodovecus (en fr. Louis) (v. 465- Paris 511), succéde vers 481, à l’âge de 15 ans, à Childéric Ier comme roi des Francs Saliens de Tournai.

Depuis que l’empire romain a disparu en Occident (476), les peuples barbares installés en territoire gaulois s’y sont organisés en royaumes indépendants : Francs saliens de l’embouchure du Rhin à la Somme / Alamans au Nord-Est / Burgondes du Jura à la Durance / Wisigoths au sud de la Loire. En 481, le diocèse de Reims (ancienne métropole de la Belgique seconde) fait partie du seul territoire encore tenu par un romain, Syagrius. Clovis conquiert ce fief, qui s’étendait de la Somme à la Loire, en 486 à la bataille de Soissons.

Le métropolitain (on dira plus tard l’archevêque) Rémi reconnaît implicitement dans une lettre l’autorité de ce prince païen. Il lui indique les conditions auxquelles sa souveraineté pourrait être reconnue par l’Eglise : adopter la Foi chrétienne. Les barbares, imperméables à la civilisation romaine n’en avaient jusque là connu que l’hérésie arienne (négation de la Trinité de Dieu).

En 496, Clovis est vainqueur des Alamans à Tolbiac. Après sa victoire, il passe à Toul où il rencontre Vaast (Vedastus), un jeune prêtre ascète qui le fascine et qu’il invite à l’accompagner à Reims. Vaast y aurait été son catéchiste jusqu’à son baptême, avec 3.000 de ses guerriers, le 25 décembre 496 par St Rémi. Son mariage v. 493 avec Clotilde, ardente catholique et nièce du roi des Burgondes, aurait aussi contribué à sa conversion.

Vainqueur des Wisigoths à Vouillé (507), Clovis devient maître de la Gaule, établit sa capitale à Paris, crée le royaume franc (fusion entre l’héritage gallo-romain et la civilisation germanique). En 508 Anastase Ier, empereur d’Orient, fait de lui son représentant dans l’Occident gaulois. C’est ainsi qu’il jette les bases de l’Occident chrétien et de la puissance territoriale des Mérovingiens (ainsi nommés en souvenir de Mérovée, grand-père mythique de Clovis). A sa mort en 511, son royaume s’étend de l’Est du Rhin aux Pyrénées.

Après le baptême du roi, St Rémi ordonna Vaast évêque d’Arras (Pas-de-Calais). Saint Vaast en fut évêque plus de 40 ans, ainsi que du diocèse de Cambrai qui y était rattaché. Toute la région avait été dévastée lors des invasions barbares du Ve siècle. Il reconstruisit sa cathédrale, restaura les églises et s’attacha à combattre les coutumes païennes. A sa mort en 540. Il fut enseveli dans l’église St-Pierre qui devint une grande abbaye et prit son nom. La cathédrale d’Arras ayant été détruite pendant la révolution, le siège épiscopal fut transféré dans l’abbatiale St-Vaast.

Fêté le 6 février »

Les vitraux du choeur

Vitrail : Nativité (photo Christian Bosshard)

Les vitraux représentant la Nativité, saint Marcouf et le Sacré-Coeur ont été offerts par Mme Henri Lepetit dont le cheval, Beaujeu, avait gagné le prix du président de la République en 1961. Ces trois vitraux sont signés par Paul Bony.

Le vitrail situé à gauche du chœur évoque deux épisodes distincts de la vie de Saint Marcouf. Il porte l’inscription : « Saint Marcouf fait couler le bateau des pirates ».

Vitrail de saint Marcouf (photo Patrick Truffaut)

Le 1er épisode relate le miracle d’une victoire impossible :

La fondation de Nanteuil achevée, Marcouf aspire à une vie de solitude et de prière et  passe le carême dans une île normande nommée Ayna, habitée par une trentaine de pêcheurs. Des pirates saxons (peuple germanique qui régna sur la Mer du Nord et la Manche du IIIe au Ve siècles) viennent en nombre pour s’en emparer. Marcouf exhorte alors les habitants effrayés : « Prenez courage, marchez contre eux et Dieu combattra pour vous ».  Les pécheurs mettent en fuite les païens. En souvenir de cette victoire de la Foi, ces îlots au large de la côte Est du Cotentin s’appellent aujourd’hui les îles St-Marcouf.

Le 2ème épisode, rappelé par un lièvre aux pieds du saint, est une histoire de chasse :

Avant de mourir, Marcouf veut obtenir du roi Childebert Ier la perpétuation des donations de domaines qui lui ont été faites. En approchant de Compiègne où réside le roi, il s’assied au bord de l’Oise lorsqu’un lièvre pourchassé vient se réfugier sous sa robe de bure. Un des chasseurs l’injurie et exige qu’il relâche le lièvre. Marcouf  lève la bras, l’insolent est jeté à terre, éventré ; chiens et chasseurs s’arrêtent, immobiles. Le saint relèvera et guérira le chasseur.

Childebert Ier, informé du miracle, vient au devant de Marcouf, sollicite sa bénédiction et le ramène au château. Il accéde à sa demande par un acte officiel dont la reine ultragothe et les Leudes (sous les Mérovingiens, hommes riches et puissants liés par serment au roi) présents sont témoins.

Le vitrail du Sacré Coeur, à droite du chœur, représente l’une des apparitions du Christ à Sainte Marguerite-Marie Alacoque.

Vitrail du Sacré-Coeur (photo Patrick Truffaut)

Née en 1647 à Vesrovres (Charolais), cette religieuse est entrée au couvent de la Visitation de Paray-le-Monial en 1672, où elle mourut en 1690. Elle fut canonisée en 1920. Le Christ lui est apparu entre 1673 et 1675 et lui a demandé de répandre la dévotion au Sacré Cœur de Jésus. C’est grâce à Sainte Marguerite-Marie et à Saint Jean Eudes que cette dévotion déjà connue auparavant, se répandit au XVIIéme siècle.

Saint Jean Eudes est un bas-normand né à Ri dans l’Orne en 1601 et mort à Caen en 1680. D’abord oratorien, il fonda à Caen en 1643 la Congrégation de Jésus-et-Marie, dite des Eudistes, qui s’investit dans la formation des prêtres et prit en charge plusieurs séminaires.

C’est parce qu’il symbolise l’amour humain et divin de Jésus-Christ que l’Eglise catholique rend à son cœur un culte d’adoration. Sa fête est célébrée dans l’Eglise universelle depuis 1856 le vendredi après la Fête-Dieu (aujourd’hui appelée Fête du Saint-Sacrement ou Fête du Corps et du Sang du Christ). La Fête-Dieu se situe une semaine après la Fête de la Sainte Trinité et deux semaines après la Pentecôte.

Suite à la défaite de 1870 et à la Commune, plusieurs églises furent édifiées en son honneur pour y faire des pélerinages grâce aux souscriptions lancées dans le cadre du VŒU NATIONAL, dont l’idée fut conçue à Poitiers en décembre 1870 par M. l’abbé Legentil. La plus célèbre est la Basilique de Montmartre à Paris. Ce vaste monument de style romano-bysantin fut construit de 1876 à 1912. Son architecte, Paul Abadie (Paris 1812 – Chatou 1884), s’inspira pour les plans de la Cathédrale Saint-Front de Périgueux qu’il avait contribué à restaurer.

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