Monteille, église Saint-Ouen

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Situer Monteille (carte géoportail)

L’église Saint-Ouen vous accueillera les samedis 1er août et 5 septembre, de 14h à 17h, dans le cadre des « Petites églises ouvertes en Pays d’Auge ». Des bénévoles vous accueilleront et répondront à vos questions.

L’église Saint-Ouen (photo tourisme.aidewindows)

L’Association Saint-Ouen de Monteille (SOM), créée en septembre 2005 a pour objet de sauvegarder, pérenniser et mettre en valeur l’église paroissiale Saint-Ouen de Monteille, d’initier les restaurations rendues nécessaires par les dégradations du temps, de recueillir les fonds nécessaires au financement de ces actions.

L’histoire de l’église remonte au XIIe siècle, pour ses parties les plus anciennes. Comme la majorité des petites églises en Pays d’Auge, elle a été remaniée à plusieurs reprises, au cours des siècles.

Inscrite à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques en 1933, elle a été bâtie au XIIe siècle dans le style roman selon une classique orientation Est/Ouest. La voûte et la charpente de la nef, en châtaigner, datent du XIIe siècle et sont particulièrement aériennes pour l’époque. Elles sont décorées de pièces de bois peintes en bon état de conservation, dont la sculpture masque la jonction entre les pièces. Les poutres traversières ont été décorées au XVIe siècle de motifs en caissons, notamment la poutre de gloire. La plupart des ouvertures ont été agrandies au XVIe siècle dans le style gothique flamboyant.

Le portail est refait au XVIIIe siècle. A l’origine, il devait exister un porche en bois car la tour en bois est portée, selon cette époque, sur une charpente dont les poteaux sont apparents à l’intérieur de l’église. A l’intérieur de cette tour, deux cloches fondues l’une en 1804, l’autre en 1854.

Ce qu’en dit Arcisse de Caumont :

    » L’église de Mouteilles plaît par son ensemble et par ses proportions modestes, mais harmonieuses. Elle appartient, en grande partie, au style roman de la fin du XIIe siècle ou de transition; elle a conservé, presque intacte, sa corniche garnie de modillons à figures.
    Ses fenêtres étaient primitivement très-étroites et cintrées; il n’en reste plus qu’une, qui montre ce qu’étaient les autres. Aujourd’hui, presque toutes les ouvertures appartiennent au style flamboyant Une fenêtre de ce style, beaucoup plus large que les autres et divisée en plusieurs baies, a été ouverte à l’extrémité de la nef. du côté du nord, pour éclairer un des petits autels qui accompagnent l’arc triomphal; c’est la plus remarquable par ses grandes dimensions, mais ce n’est pas la plus élégante.
      La voûte en bois de cette nef est parfaitement conservée et d’une grande élégance. (…) Dans l’église de Mouteilles les tirants ou poutres, traversières qui portent les poinçons ont été revêtus de planches qui donnent à la poutre une forme plus régulière ; ils sont décorés de caissons dans le style de la deuxième Renaissance.
Ce système de voûtes en bois n’est nulle part mieux conservé qu’à Mouteilles. « 

Modillons du XIIe siècle, bas-côté nord

La baie à remplage, de style flamboyant, XVe siècle

Dès l’entrée, on est frappé par la beauté et l’harmonie de la nef (photo Christian Bosshard)
La voûte de la nef, avec ses tirants décorés de caissons XVIe siècle (Photo Christian Bosshard)

La poutre de Gloire

Le maître-autel (photo Christian Bosshard)

Le retable du maitre-autel date du XVIIIe siècle. Le tableau central, représentant l’Ascension du Christ en Gloire, est entouré de colonnes corinthiennes et de deux groupes sculptés : l’Education de la Vierge et la Vierge et l’Enfant.

L’Ascension du Christ en Gloire

A droite du retable, groupe sculpté : l’Education de la Vierge

A gauche du retable, la Vierge et l’Enfant

Dans le choeur, on remarque à droite la piscine liturgique avec une colonnette centrale, actuellement entourée de boiseries.

La piscine liturgique

L’autel latéral nord : l’Annonciation

L’autel latéral sud : deux anges adorant le Sacré-Coeur

La chaire à prêcher XVIIIe siècle

Saint Ouen, statue en bois, XVe siècle

Audœnus Dado, évêque de Rouen au VIIe siècle, fut également chancelier à la cour du roi Dagobert. Sanctifié sous le nom de saint Ouen, il meurt en 686, dans la villa Clippiacum, palais royal mérovingien situé vraisemblablement sur le territoire de Clichy. En France, 44 communes portent son nom, la plupart situées en Normandie, car il fut avant tout évêque de Rouen. Le culte qui lui est rendu témoigne du développement de la foi chrétienne dans ces régions sous le règne des derniers rois mérovingiens.

Plus de renseignements : voir La vie de saint Ouen et Le culte des saints dans l’église catholique

et aussi : NEVEUX, François. Les saints dans la civilisation médiévale  In: Les Saints dans la Normandie médiévale [online]. Caen: Presses universitaires de Caen, 2000

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