Manerbe, église Saint-Jean-Baptiste

Coordonnées GPS : 49.1857011, 0.1746812

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Itinéraire du mardi 28 juillet

Les étoiles bleues indiquent les églises ouvertes à la visite pour le libre itinéraire du mardi 28 juillet, dans le cadre des « Mardis des petites églises ». L’église de Manerbe vous accueillera à 16h.

Eglise de Manerbe, façade occidentale (photo Christian Bosshard)

Eglise de Manerbe, côté sud (Photo Christian Bosshard)
Le choeur (photo Christian Bosshard)

Le retable, fin du XVIIe siècle. Le panneau central serait de Jean-Baptiste Daubin, peintre lexovien (Photo Christian Bosshard)

En 1698, le comte de Borel offre cet ensemble à sa paroisse. Sur l’un des petits panneaux peints, on trouve l’inscription « 1698 Daubin ».

Jean-Baptiste Daubin : domicilié à Lisieux (paroisse Saint-Germain) en 1711. Il décède le 5 décembre 1721 au manoir seigneurial de Chiffrevast à Tamerville (50). Il est inhumé dans la nef de l’église paroissiale.

Eglises avec une oeuvre de Jean-Baptiste Daubin :

Auvillars, Blosville (Manche), Fourches, Gerrots, Le Mesnil-Bacley (1707), Montreuil-en-Auge (provenant de l’Abbaye du Val- Richer), Manerbe (1698), Notre-Dame-d’Estrée, Repentigny, Saint-Ouen-le-Pin (provenant de l’Abbaye du Val-Richer), Saint-Jean-du-Thenney (Eure)

Sur Jean-Baptiste Daubin : Chanoine Simon, « Un peintre Lexovien du XVIIe : J.-B.Daubin»,
Revue Le Pays d’Auge, n°5, octobre 1951.

La porte de la sacristie (Photo Christian Bosshard)

Les torchères de charité et les chaperons (Photo Christian Bosshard)

Les confréries de charité remontent en France au XIe siècle. Les charitons emportaient et enterraient les morts pendant les grandes épidémies du moyen-âge. Ce sont actuellement des associations de paroissiens catholiques qui assurent bénévolement les inhumations, accompagnent et soutiennent les familles en deuil et participent aux offices religieux en assistant le célébrant. Elles sont placées sous le patronage d’un saint et se distinguent par leur bannière particulière.

La torchère de charité : c’est un vase de cuivre ou de métal argenté placé à l’extrémité d’un long manche de bois, dans lequel on mettait des matières combustibles destinées à donner de la lumière.

Le chaperon est une étole brodée d’or et d’argent dont le motif est propre à chaque confrérie. Il se porte obliquement, passé sur l’épaule gauche et noué sous le bras droit.

Les verrières

L’église possède deux verrières datant du 1er quart du XVIe siècle : l’une au dessus de la porte principale (lune, Vierge de douleur, Sainte Barbe, Anges), l’autre au dessus de la porte de la sacristie ( deux saintes, saint Nicolas).

Les vitraux 1920 gardant mémoire de La Grande Guerre

En 1918, un ensemble de six vitraux est commandé à l’atelier Charles Lorin de Chartres, sur des cartons de Lionel Roger.

Lorin Charles (peintre-verrier) ; Royer Lyonel (peintre)

Ils viennent remplacer, sur décision du Conseil municipal, des verrières dont certaines dataient du début du XVIe siècle, époque de la construction de l’église : ainsi ont disparu une Vierge de douleur et une sainte Barbe de 1525 qu’Arcisse de Caumont avait pu admirer au milieu du XIXe siècle. Les six nouveaux vitraux furent inaugurés le dimanche 17 octobre 1920, lors d’une grande fête paroissiale : trois des verrières, représentant différents moments de la guerre, furent financées par le maire du village M. Delafosse (qui obtint de son Conseil une subvention complémentaire de 3000 francs) ; le petit vitrail commémoratif du Poilu au pied de la Croix fut donné par la famille Marius en souvenir de son fils mort pour la France ; enfin les deux autres verrières furent léguées par la famille Handjeri, ‘bienfaitrice’ du village, en souvenir de la princesse Ida disparue en 1918.

Poilu au pied de la Croix (Photo Christian Bosshard)

L’archange saint Michel (Photo Christian Bosshard)

L’archange saint Michel, qui vient de terrasser de son épée le dragon, apparait en gloire aux soldats victorieux de la guerre. De part et d’autre, des soldats debout brandissent fusils et étendards en signe de victoire, tandis que femmes et hommes, déposant leurs outils, se sont agenouillés pour le prier. Au tympan, trois anges tenant phylactère glorifient le droit, la justice et la force

Il faut évoquer également les fameuses poteries de Manerbe

Voici un extrait d’un texte publié par la Société Historique de Lisieux (E. Colleville.- Notice historique sur Manerbe, Arch. SHL. 9F Deville. B. 3. Dossier Manerbe) :

« Il existait à Manerbe une importante fabrique de poterie qui prit naissance dans le XIVe siècle et qui eut son épanouissement au XVIe et XVIIe siècles. Il est bien indiscutable que c’est à Manerbe, et non au Pré-d’Auge, que se fabriquaient ces vases merveilleux que l’on a décoré souvent du nom du célèbre saintongeois Bernard Palissy, et ces épis d’une dimension si remarquable, et qui décoraient les faîtes, les lucarnes et les pignons de nos châteaux et manoirs.
 Gabriel Dumoulin, curé de Menneval, près Bernay, au diocèse de Lisieux, vers 1630, dans son Histoire de Normandie, les comparait aux produits de l’industrieuse Venise; il dit: « On fait à Manerbe, près Lysieux, des vaisselles de terre, qui ne cèdent en beauté et en artifice, à celle qu’on nous apporte de Venise.
 Ces artistes, qui créèrent et exécutèrent ces épis dit M. Potier, ancien conservateur de la Bibliothèque et du Musée d’Antiquités de Rouen, avaient assez d’habileté pour imiter même à s’y méprendre, les oeuvres du maître Saintongeois, et pour en inventer au besoin de nouvelles. »

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