Le Torquesne, église Notre-Dame

Coordonnées GPS : 49.217028,0.167083

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Carte Géoportail : situer le Torquesne
Carte Géoportail : l’itinéraire du mardi 28 juillet

Les étoiles bleues indiquent les églises ouvertes à la visite pour l’itinéraire libre du mardi 28 juillet dans le cadre des « Mardis des petites églises en Pays d’Auge ».

L’église Notre-Dame vous accueillera à 15h.

Petite précision sur la dédicace de l’église : l’église est dédiée à notre Dame du Rosaire depuis la création de la Confrérie de Charité en 1637, à l’instigation des frères dominicains. la Vierge du Rosaire est présente sur la bannière de la confrérie de Charité (voir plus bas la description de l’église par Mme Goncalvez).

Carte géoportail, détail

L’extérieur

Le panneau d’informations, réalisé par l’association « Sauvegarde du patrimoine torquesnois« , nous accueille à l’extérieur de l’église :

La façade occidentale et ses contreforts du XVIe siècle. Le porche dont parle Arcisse de Caumont a disparu. (Photo Christian Bosshard)

L’église possédait un porche qui a été supprimé à la fin du 19ème parce qu’il était en mauvais état, ainsi que l’intérieur de l’église. Le conseil municipal a donc fait le choix de restaurer plutôt l’intérieur de l’église!

Ce qu’en dit Arcisse de Caumont :

« En s’écartant de la rive gauche de la Touque pour gagner la plaine, on trouve à peu près en face du Breuil, qui est sur la rive droite, et à une lieue de distance, le village et l’église du Torquêne.
Cette église, qui est en forme de croix, par suite de l’addition faite au XVIIe. siècle, je crois, de deux chapelles de transept, doit dater de plusieurs époques. Les parties les plus anciennes sont la travée de la nef la plus rapprochée du transept, dont les revêtements en silex offrent plusieurs assises disposées en feuilles de fougère, et quelques assises inférieures du mur latéral nord du choeur. Je dis quelques parties, car le reste de ce mur et presque tout le mur méridional a été refait l’année dernière, et, dès la fin du XVIe. siècle ou le commencement du XVIIe., on avait exhaussé quelques parties de ce choeur.
Les deux premières travées de la nef, plus élevées que la dernière (celle qui avoisine le transept et que je regarde comme la plus ancienne), me paraissent dater du XVIe siècle. De lourdes consoles qui supportent la corniche pourraient bien ne dater que du commencement du XVIIe. Les fenêtres carrées à cintre surbaissé annoncent d’ailleurs cette date ; mais les contreforts et la porte occidentale, dont le linteau porte une accolade, font remonter au XVIe siècle la majeure partie des murs latéraux de ces deux travées et la façade occidentale. Un porche en bois couvert en tuile précède cette façade ; il offre, comme beaucoup d’autres porches de la même région, une ogive festonnée au-dessous du toit.
La tour, en forme d’aiguille et couverte d’ardoise, s’élève au-dessus de la première travée de la nef. Je suppose qu’elle a remplacé un petit clocher-arcade qui surmontait le mur occidental. Les parties récentes du choeur et la sacristie ne datent que de un ou deux ans ; les voûtes, ou lambris, ont été refaites tout récemment en bois de sapin.
Le font baptismal, pédicule et ovale, placé près de la porte d’entrée, paraît de l’époque de Louis XIV… »



L’association de sauvegarde de l’église nous présente l’église

Sauvegarde du patrimoine torquesnois
Présidente : Jeanne GONÇALVES 
Retrouver, conserver et présenter le patrimoine du village.

Voici la présentation de l’église, par Mme Jeanne Goncalves, présidente de l’association et membre de la Société Historique de Lisieux :

Le retable

Le tableaux central du retable s’inspire d’un tableau d’Abraham Bloemaert, peintre néerlandais qui vécut entre 1564 et 1651. Il connut la célébrité à Ultrecht où il passa la plus grande partie de sa vie ; entre 1581 et 1583 il séjourna à Paris puis à Fontainebleau. En 1612 il peignit le tableau « L’Adoration des bergers » qui est conservé au musée du Louvre à Paris ; la scène présente deux plans, céleste  et terrestre, unifiés par des jeux de regards. Boetius Boslwaert grava cette œuvre sur une plaque de cuivre en 1618 ; les tirages obtenus (les gravures) circulèrent dans toute l’Europe. Evidemment ils  présentaient l’œuvre originale inversée !… Des peintres locaux s’en inspirèrent et certains y ajoutèrent des détails sans doute à la demande des commanditaires ; ainsi le peintre qui réalisa le tableau qui se trouve dans l’église du Torquesne a ajouté, en haut à droite une maison à colombages, à gauche une fenêtre et son reflet, et en bas il a remplacé l’agneau par un enfant. À ce jour on ne connaît ni la date de réalisation ni le nom du peintre du tableau qui orne le maître-autel de l’église du Torquesne.

Le tableau du Louvre : Abraham Blomaert

Le panneau central du retable au Torquesne : l’Adoration des Mages (Photo Christian Bosshard)

On peut compléter la description du retable par le texte d’Eliane Pellerin (Retables en Pays d’Auge (OREP éditions, 2007, 112p.) :

Détail des torchères de charité dans le choeur (photo Christian Bosshard)

Sainte Madeleine, panneau gauche du retable, XVIIIe siècle (Photo Christian Bosshard)

Sainte Madeleine est la patronne de la paroisse. Sa statue se trouve donc, selon la convention, à gauche du maître-autel.

L’autel de la chapelle nord, dédiée à la Vierge (photo Christian Bosshard)

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Saint Cyr et sainte Julitte, la mère et l’enfant, martyrisés à Tarse au début du IVe siècle (photo Jeanne Goncalves)

Voir ici la légende de saint Cyr et sainte Julitte

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