Saint-Pair du Mont, église Saint-Pair-Saint-Laurent

Coordonnées GPS 49.1317939,0.0353676

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Carte Géoportail

L’église sera ouverte à la visite les samedis 8 août et 12 septembre, de 14h à 17h, dans le cadre des « Petites églises ouvertes en Pays d’Auge ».

Carte Géoportail détaillée

Sur la carte de Cassini (XVIIIe siècle) les deux églises Saint-Laurent et Saint-Pair sont mentionnées
Façade ouest (photo : Christian Bosshard)

Saint Paterne ou saint Pair (Paternus en latin, saint de la Manche, évêque d’Avranches, naquit à Poitiers. Il fut d’abord moine puis partit vers la Normandie pour y trouver la solitude d’un ermitage. Mais l’évêque de Coutances l’en tira pour l’ordonner prêtre puis évêque d’Avranches. Si grande fut sa vertu qu’on le canonisa de son vivant.

L’église de la paroisse voisine, Saint-Laurent-du-Mont, fut détruite lors de la Révolution. Le Concordat de 1801 réunit pour le culte Saint-Laurent-du-Mont à Saint-Pair-du-Mont. L’église de Saint-Pair du Mont est désormais consacrée à saint Pair et à saint Laurent.

« L’église de St-Pair, située à 1 kilomètre environ de l’ancienne route royale de Paris à Cherbourg, est bâtie à l’extrémité d’un plateau très élevé qui domine une immense étendue de pays.
La construction de l’église de St-Pair remonte au XIIIe siècle. Le choeur, plus élevé que la nef, était éclairé de chaque côté par des fenêtres en lancettes dont une seule a conservé sa forme primitive. Il se termine, à l’orient, par un chevet droit, percé de trois lancettes ; la Fabrique de St-Pair a fait rouvrir ces fenêtres, qui étaient bouchées. « 

Arcisse de Caumont
Les trois lancettes du choeur que mentionne Arcisse de Caumont (photo : tourisme.aidewindows.fr)

Arcisse de Caumont ajoute que des travaux importants furent effectués dans la nef aux XVIème et XVIIème siècles. « La nef dont les murs ont été repercés aux XVIème et XVIIème siècles, n’offre aujourd’hui aucun intérêt ». Nous ne partageons pas cette sévérité, d’autant plus que nombre d’églises ont subi des remaniements au niveau des fenêtres, pour faire entrer plus de lumière. « Malgré son étroitesse, cette nef ne manque pas d’élégance« , fait remarquer M. le chanoine Simon dans un article de La Bonne Semence de janvier 1927.

La nef (Photo Christian Bosshard)
Le choeur, vouté d’ogives, avec la poutre de gloire (ou perque) séparant le choeur de la nef (photo Christian Bosshard)
Boiseries XVIIIe siècle (Photo Christian Bosshard)
Les vitraux du choeur (photo Christian Bosshard)

Les vitraux du choeur représentent, de part et d’autre de la Crucifixion, saint Pair et saint Laurent.

Le splendide maitre-autel provient de l’église Saint-Laurent, détruite à la Révolution.

Les boiseries du tabernacle et du retable (photo Christian Bosshard)
l’agneau mystique, sur le tabernacle (photo Christian Bosshard)

Sur le tabernacle figure un agneau surmonté de flammes, représentant le Christ brûlant d’amour.

Cachée dans une cave du quartier des Trois Rois, la boiserie de l’autel put échapper à la destruction révolutionnaire. Ce texte recopié aux Archives Départementales de Don Masselin d’après des notes d’un certain Simon, de passage à Saint-Pair le 3 septembre 1884, nous apprend que :

« A l’intérieur, le Maître-autel est un chef d’œuvre. Une exposition en bois de chêne sculpté avait été faite sous le règne de Louis XIV pour l’église de Saint-Laurent-du-Mont, elle faisait l’admiration du pays quand, pendant la révolution on démolit l’église de Saint-Laurent, on relégua cet autel comme vieux débris dans un coin de la sacristie d’une église voisine (Saint-Pair). Pendant 60 ans on regardait cela comme du bois à brûler, mais le curé Philippe, nommé en 1849 examina les débris, s’entendit avec un artiste, M. Léonard et l’autel actuel fut composé. Sur le tombeau de l’autel un Christ couché, il est trop raide, trop droit, même pour un Christ mort ; à côté de sa tête on a placé la couronne d’épines et un phylactère où est écrit : « EGO SUM RESURRECTIO ET VITA ».

L’emplacement de l’église Saint-Laurent fut vendu en 1813 à titre de rente « le terrain sur lequel était bâtie la cy-devant église que le vendeur possède par adjudication de MM. les Administrateurs du département du Calvados du 27 ventôse an 6 (1798), borné de toutes parts par le cy-devant cimetière et par le terrain qui donne sur la dite place moyennant 3 frs de rente annuelle amortissable au denier 20 (5%). »

Puis l’église devint une carrière de pierre, comme tant d’autres édifices religieux : biens d’Eglise, vendus aux plus offrants. Une cloche datée de 1780 fut sauvée et se trouve dans le clocher de Saint-Pair.

Le petit calvaire que nous remarquons au sommet de la côte Saint-Laurent provient du cimetière paroissial. Il a été transporté en bordure de la route pour rappeler le cimetière et l’église Saint-Laurent.

Travaux et restaurations

Un coup de foudre dans la soirée du vendredi 26 juin 2009, à 19h20. La partie sommitale du clocher chute dans la semaine à la faveur d’un coup de vent violent. Chacun mesure  alors la valeur symbolique de son clocher et les élus, l’intérêt d’une bonne assurance….

Le point d’orgue de la restauration fut la pose du nouveau coq, et sa bénédiction par le père Gros, en mars 2011

Anecdote

la liaison  des pierres sur leur assise par des os de mouton :

Faites-vous expliquer sur place cette technique originale de construction…

Photo mystère (Christian Bosshard)
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