L'église Saint-Médard de Canon

Le peintre normand Jules-Louis Rame a été sensible au charme resté intact de nos jours, de l’église de Canon. Cette toile de 1898, exposée au musée de Caen, nous montre l’église telle que l’on peut la voir encore actuellement.

Mme Brigitte Fontaine, que je remercie chaleureusement au passage pour m’avoir ouvert les portes de l’église et fait bénéficier d’une visite privée, fait partie de l’équipe municipale qui a acquis aux enchères en 2016 trois toiles de Jules Rame, actuellement exposées dans la salle des mariages à Mézidon.

L’église présente des éléments des XIIe et XIIIe siècles. Citons l’incontournable Arcisse de Caumont :

« Le choeur présente au chevet trois lancettes, disposition qui se retrouve parfois et qui prouve que les églises n’avaient pas de voûte. La lancette la plus élevée correspondait à la partie cintrée du lambris en bois ; des corbeaux à figures supportent encore à Canon la corniche extérieure, ce qui annoncerait la transition ou la fin du XIIe siècle et le commencement du XIIIe ; ces modillons méritent l’attention : il y en a un qui offre trois têtes accolées, un autre deux têtes. Sur un autre on remarque une inscription en caractères du XIIIe siècle ».

Les modillons de la façade Nord
la tour massive de l’église de Canon, sur la façade Sud

A l’entrée de l’église, on trouve un panneau d’informations fort intéressant :

A l’entrée également, fonts baptismaux du XVIIIe siècle
Le retable du XVIIIe siècle
La piscine liturgique

La dalle funéraire de Pierre Lemonier, « premier bon vieillard couronné » (1777) est un souvenir des couronnements de la « vertu » pratiquée par les châtelains de Canon au XVIIIe siècle.



Dalle funéraire de Pierre Lemonier

On remarque dans la nef deux peintures murales, éléments d’une litre funéraire :

Une litre funéraire est une bande noire aux armoiries du défunt qu’on tendait ou qu’on peignait à l’intérieur ou à l’extérieur de l’église. Souvent effacées par le temps, ou bien recouvertes de couches successives de badigeon, elles évoquent le souvenir des seigneurs du lieu. Le droit de litre faisaitpartie des prérogatives seigneuriales, il sera supprimé à la révolution française par la loi du 13-20 avril 1791 article 18.

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