Les travaux à l’église de Fauguernon

Sauver une église, c’est toujours une passion, une belle aventure qui rassemble.

La commune et l’association pour la sauvegarde du patrimoine à Fauguernon se sont mobilisées pour se lancer dans l’aventure, en liaison avec la Fondation du Patrimoine et d’autres organismes compétents (Commission diocésaine d’Art sacré).


La commune de Fauguernon est propriétaire de l’église Saint-Regnobert (non classée, figure à l’inventaire départemental), de la mairie, et de quelques 20 kms de voies et chemins.
Dès le IXème siècle le site de Fauguernon situé à un point stratégique entre le plateau du Lieuvin et la vallée de la Touques, est fortifié contre les invasions scandinaves. Un siècle plus tard, Fauguernon est un grand fief du duché mais le château est en partie démantelé au XIIe siècle par Geoffroy Plantagenêt, puis au XVIe siècle par le gouverneur de Normandie.
Les ruines de la forteresse conservent les vestiges d’une double enceinte dont la basse-cour est occupée par une exploitation agricole. L’enceinte intérieure formée d’épaisses murailles renforcées de sept tours est construite sur un éperon rocheux et entourée de profonds fossés. Elle est accessible au nord par une tour-porte.

Début 2009, le conseil municipal décide un 1er programme de travaux

L’urgence est d’éradiquer la mérule. Il faut traiter murs et sols, procéder pour partie à leur restauration, commencer des travaux d’assainissement pluvial et de protection contre l’humidité, remplacer les boiseries détruites, assurer une ventilation

Mur derrière les boiseries. L’humidité, la mérule…
Mur extérieur avant réfection
L’assainissement du mur extérieur nord est tout aussi nécessaire que l’assainissement pluvial
Réfection de la porte Sud
Réfection du contrefort Sud
Un dallage d’abbaye en opus romain est retenu dans la nef
Réfection des boiseries : un travail de longue haleine! Le choeur

La remise en état de plusieurs vitraux (complétée par une ventilation) et la création de nouveaux vitraux (bleu de Chartres) dédiés à Marie-Madeleine et Jésus ont passionné leurs créateurs et tous ceux qui ont pu vivre leur conception et leur réalisation. Deux scènes ont été retenues : Marie-Madeleine soignant Jésus et Jésus apparaissant comme un jardinier à Marie-Madeleine, le matin de la résurrection.

Création d’un nouveau vitrail

Les travaux sont toujours source de découvertes : vieux journaux dans les murs ancien passage derrière le maître-autel, statue de Marie-Madeleine (14ème siècle ?) et peut-être les traces d’un ancien passage souterrain …Autre découverte : des piliers en bois dans les murs en pierre la datation effectuée indique la période 1426 – 1455 (période d’abattage d’un même chêne pour les deux poteaux étudiés).


Pour ces travaux, la commune et tous les bénévoles n’ont pu agir seul
s :

Le concours d’experts est nécessaire, notamment de M. BOURREAU Ingénieur Conseil (mérule), M. PAIN Responsable du Service du Patrimoine au Conseil Général, M. LE DIGOL de la Sté Dentrotech (datation du bois)

Celui des responsables d’entreprises l’est tout autant : M. GAUDEMER de l’entreprise DE FACCIO pour la maçonnerie, le pavage, M. VREL de l’entreprise VREL pour la menuiserie et l’ébénisterie, M. NOUVEL de l’entreprise NOUVEL ENVIRONNEMENT Habitat pour le traitement de la mérule, M. GOUTY de l’Atelier GOUTY pour les vitraux

M. BERTAUX de la Commission diocésaine d’Art sacré, pour les vitraux et l’examen de la statue de Marie-Madeleine

Les concours financiers du Conseil Général et de l’Etat

Bilan de la tranche de travaux 2009 – 2010 :


Le montant initial était prévu pour 95 000 € ttc. La réalité s’est élevée à plus de 109 000 € – il y a toujours des imprévus et ce chiffre ne comprend pas l’estimation des travaux préparatoires faits par les conseils municipaux bénévoles (estimation 20 000 €). Seul le département a subventionné pour près de 38 000 €

A partir de 2011, les priorités ont été données à des travaux complémentaires d’assainissement pluvial, au renforcement de plusieurs contreforts, au rétablissement de murs affaiblis et/ou fissurés, à des travaux de rétablissement en état « d’origine », à la restauration du mobilier.


Périodiquement il y a d’autres travaux à faire. Par exemple en 2014 il a fallu renforcer les piliers sud = 19 804 €. Pour remettre totalement l’église en l’état, sans doute encore 500 000 € seront nécessaires, notamment pour restaurer les deux chapelles. L’aventure n’est pas finie !

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